« Sur les rives de ce fleuve, tous les oiseaux qui volent, boivent, se posent sur les branches et perturbent la sieste avec leurs croassements démoniaques de possédés, tous ces oiseaux ont été des femmes un jour. »
Des voix magnétiques, pour la plupart féminines, nous racontent le mal qui rôde partout et les monstres qui surgissent au beau milieu de l’ordinaire. L’une semble tant bien que mal tenir à distance les esprits errant dans son quartier bordé de bidonvilles. L’autre voit son visage s’effacer inexorablement, comme celui de sa mère avant elle. Certaines, qu’on a assassinées, reviennent hanter les lieux et les personnes qui les ont torturées. D’autres, maudites, se métamorphosent en oiseaux.
Les légendes urbaines côtoient le folklore local et la superstition dans ces douze nouvelles bouleversantes et brillamment composées, qui, de cauchemars en apparitions, nous surprennent par leur lyrisme nostalgique et leur beauté noire, selon un art savant qui permet à Mariana Enriquez de porter, une fois de plus, l’horreur aux plus hauts niveaux littéraires.
Traduit de l’espagnol (Argentine) par Anne Plantagenet
L’AUTEUR :
Née à Buenos Aires en 1973, Mariana Enriquez a fait des études de journalisme à l’université de La Plata et dirige Radar, le supplément culturel du journal Página/12. Autrice de nouvelles, Enriquez a publié au sous-sol les recueils Ce que nous avons perdu dans le feu (2017) et Les Dangers de fumer au lit (2023), qui a été finaliste de l’International Booker Prize. Succès de la rentrée étrangère de 2021, son roman Notre part de nuit a reçu les prestigieux prix de l’Imaginaire, prix Imaginales, prix des Libraires du Québec, prix Payot du roman étranger.
MARIANA ENRIQUEZ
Un lieu ensoleillé pour personnes sombres
INFOS PRATIQUES
Parution aux Éditions du sous-sol
02 octobre 2025
Attachée de Presse
alinagurdiel@gmail.com
Assistante Presse
iopaula.delavegarosales@julliard.fr